La Russie accuse Israël de «soutenir le régime néonazi de Kiev»

L’escalade se poursuit entre Moscou et Jérusalem. En réponse aux excuses réclamées par les Affaires étrangères israéliennes, après que le chef de la diplomatie russe a affirmé qu’Adolf Hitler avait du « sang juif » et parlé d’« antisémitisme juif », la Russie accuse les autorités israéliennes de soutenir le régime « néonazi » en place à Kiev.

Sommer la Russie de s'excuser, ou tout au moins certains de ses responsables politiques, relève de la gageure. Et le gouvernement israélien en fait la triste expérience après avoir exigé des excuses de Sergueï Lavrov pour des propos que Jérusalem a qualifié d’antisémites. Dans une interview à un média italien, le chef de la diplomatie russe avait en effet laissé entendre qu’Adolf Hitler avait du sang juif et qu’il existait un « antisémitisme juif ».

Le ministère russe des Affaires étrangères a donc contre-attaqué ce mardi 3 mai, rapporte notre correspondant à Moscou, Jean-Didier Revoin. Il a laissé entendre que si les autorités israéliennes demandaient au chef de la diplomatie russe de se rétracter, cela signifiait qu’elles soutenaient les autorités ukrainiennes, que Moscou qualifie de « néonazies », faisant ainsi redoubler la colère des responsables de l’État hébreu. « Nous avons prêté attention aux déclarations anti-historiques du ministre des Affaires étrangères Yaïr Lapid, qui expliquent en grande partie la décision du gouvernement actuel de soutenir le régime néonazi de Kiev. L'histoire connaît malheureusement des exemples tragiques de coopération entre juifs et nazis », a indiqué la diplomatie russe dans un communiqué.

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Moscou a également repris son argumentaire autour des origines juives du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, disant que ce n'est « pas une garantie de protection contre le néonazisme rampant dans le pays » et citant le président letton Egils Levits, qui « a également des racines juives » et qui « couvre aussi [...] la réhabilitation de la Waffen SS dans son pays ».

Enfin, la Russie a accusé Israël « d'ignorer l'épidémie de destruction et de profanation de monuments aux vrais justes du monde : les soldats de l'Armée rouge qui ont arrêté l'Holocauste et sauvé le monde juif ». Un jeu de petites phrases, de syllogismes même, qui semble bien dérisoire au vu de la situation en Ukraine.

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