La Russie accentue la pression avec les États-Unis pour un échange de prisonniers

L’opération pression sur le sort du premier correspondant de l'histoire moderne de la Russie derrière les barreaux s’est faite en deux temps. D'abord, lundi 17 juin, l'annonce de la date du procès pour « espionnage au profit de la CIA » du journaliste Evan Gershkovich. Des charges niées avec véhémence par son avocat, ses proches et les États-Unis. Ensuite, cette annonce ce mercredi 19 juin par la Russie qui a dit « attendre une réponse des États-Unis à ses “idées” pour un échange de prisonniers ».

De notre correspondante à Moscou,

Vladimir Poutine avait déjà admis rechercher un échange, à la mi-décembre, lors de sa conférence de presse annuelle au Kremlin. Le chef de l'État russe avait alors sous-entendu viser la libération de Vadim Krasikov. L'homme a été condamné à la prison à vie en Allemagne pour avoir assassiné à Berlin, en 2019, pour le compte des services spéciaux russes, un ancien commandant de la guerre de Tchétchénie.

Aujourd'hui, les autorités russes accentuent la pression avec cet entretien à l'agence de presse d'État TASS du vice-ministre des Affaires étrangères. Sergueï Riabkov y a pour la première fois révélé que la Russie avait fait une proposition à Washington. « La balle est dans le camp des États-Unis et nous attendons qu'ils répondent aux idées qui leur ont été présentées », a-t-il déclaré. Avant d'ajouter : « Je comprends qu'il puisse y avoir dans ces idées quelque chose qui ne convienne pas aux Américains. C'est leur problème. »

Les accusations contre Evan Gershkovich n'ont jamais été étayées publiquement et pour le début de son procès dans une semaine pile, il sera sans doute très seul. Comme toujours en Russie pour ce type de charges, les débats se tiendront à huis clos


Lire la suite sur RFI