Russie : "Un état mafieux doté du deuxième potentiel nucléaire de la planète devrait nous préoccuper"

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Journaliste reconnu en Russie, Mikhaïl Chevelev publie en France son premier roman, " Une suite d’évènements "*, qui traite du passage à l’acte terroriste d’un ex-soldat en Tchétchénie. A l'aune de l'affaire Navalny, il évoque aussi pour "Marianne" la difficulté du métier de journaliste dans la Russie poutinienne.

Marianne : L'affaire de l’empoisonnement d’Alexeï Navalny a révélé la force et la vulnérabilité du journalisme d'investigation en Russie. Comment peut-on travailler et gagner sa vie en tant que journaliste sous Poutine?Mikhaïl Chevelev : On ne peut pas. En aucune façon. La seule chose qu'un journalisme honnête puisse gagner dans la Russie de Poutine est une peine de prison. C’est pourquoi, personnellement, j'ai quitté ce métier et me suis lancé dans la littérature qui est aussi une forme de résistance. Mais j’ai le plus grand respect pour ceux qui poursuivent le journalisme d'investigation en Russie, y compris, bien sûr, Alexeï Navalny.Selon un récent sondage du Centre Levada, 55% des Russes pensent que l'empoisonnement de Navalny est une "mise en scène" ou une "provocation des services de renseignement occidentaux". Qu’en pensez-vous ?Lorsque Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir en 2000, il s’est attaqué à deux institutions - les médias et les instituts sociologiques indépendants. Et il a réussi - les deux ont été détruits. En conséquence, la société russe est aveugle, sourde et muette. Dans les régimes totalitaires répressifs, une recherche objective...

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