Russes et Ukrainiens s'accusent mutuellement des frappes sur la centrale nucléaire de Zaporijjia

Russes et Ukrainiens s'accusent mutuellement des frappes sur la centrale nucléaire de Zaporijjia

Qui est responsable des bombardements de vendredi sur le site de la plus grande centrale nucléaire d'Europe, celle de Zaporijjia ?

Les deux camps se renvoient la balle, Moscou évoquant des tirs d'artillerie ukrainiens, et Kyiv parlant de deux frappes russes.

Volodymyr Zelensky, président ukrainien : "Malheureusement, la situation autour de la centrale nucléaire de Zaporijjia s'aggrave. Les terroristes russes sont devenus les premiers au monde à utiliser cette centrale à des fins terroristes. Nous attirerons l'attention du monde sur ce point et insisterons pour que de nouvelles sanctions soient prises contre la Russie pour avoir créé une telle menace mondiale".

De son côté, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique fait état "informations de plus en plus alarmantes". Rafael Grossi souligne que la région court un "vrai risque de catastrophe nucléaire".

Autre réaction, celle du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell qui, dans un tweet, dénonce cette "violation grave et irresponsable des règles de sûreté nucléaire".

Les forces russes ont lancé par ailleurs un assaut sur Bakhmut et Avdiivka, deux villes clés de la province de Donetsk.

Elles ont aussi poursuivi leurs attaques à la roquette et leurs bombardements sur d'autres localités de la région, selon l'armée ukrainienne.

Près de Kherson, dans une zone contrôlée par les Russes, l'agence de presse RIA Novosti annonce le décès par balles de Vitalli Hura, le maire adjoint de Nova Kakhovka.

Pendant ce temps, deux des trois navires de céréales qui ont quitté l'Ukraine il y a 48 heures ont jeté l'ancre près d'Istanbul en attendant que leur chargement soit inspecté.

Il s'agit du Navi Star, qui bat pavillon panaméen et qui transporte 33 000 tonnes de maïs vers l'Irlande, et du Rojen, qui bat pavillon maltais avec à son bord 13 000 tonnes de maïs à destination du Royaume-Uni.

Un autre cargo fait le trajet inverse : le Fulmar S, qui a accosté au port ukrainien de Tchernomorsk, ce qui constitue une première depuis le début du conflit le 24 février dernier.