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Les Russes pour la première fois en majorité pour des négociations (sondage)

AP - Alexandr Kulikov

Il s'agit d’une courte majorité, 48%, contre 39% opposés, mais une majorité tout de même. Sans surprise en Russie, ce sont avant tout les femmes et les moins de 45 ans qui souhaitent en majorité négocier.

De notre correspondante à Moscou,

Les moins de 45 ans, car ce sont surtout eux qui portent les armes. Quant aux femmes, on commence à sentir dans le pays un frémissement : des épouses, mères et sœurs de mobilisés qui tentent des réunions pour demander le retour, au moins temporaire, de leurs hommes du front, tentatives surveillées comme le lait sur le feu par les services de sécurité.

Indice supplémentaire et particulièrement signifiant dans un pays où la critique est réprimée de plus en plus sévèrement : le nombre de ceux qui ne soutiendraient pas Vladimir Poutine s’il lançait des négociations ne représente que 18%. Soit le poids, stable, évalué par tous les experts depuis plus de 18 mois, de la part de la population idéologiquement en faveur de l’envoi de soldats en Ukraine.

À quelles conditions lancer ces discussions ? Là, le flou des réponses reflète celui des objectifs de guerre du pouvoir : aucune suggestion majoritaire. On retrouve pêle-mêle un arrêt simple des combats ; la capitulation de l’Ukraine ou bien l’annexion de nouveaux territoires.

Restent deux tendances lourdes : une grande majorité de Russes disent refuser de renoncer aux territoires annexés. ; enfin, le chiffre s’érode légèrement, mais ils sont encore aujourd’hui 65% en Russie à déclarer estimer que leur pays va dans la bonne direction.


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