Le Russe Dvorkovitch reconduit à la tête de la Fédération internationale des échecs, une «victoire» pour Moscou

Le résultat est tombé dimanche 7 août : Arkadi Dvorkovitch est reconduit pour quatre ans à la tête de la Fédération internationale des échecs. Un parfum de polémique avait toutefois effleuré le monde feutré des échecs autour de sa candidature. Car Arkadi Dvorkovitch est Russe, et un ancien haut gradé du régime, et s’est imposé face à un Ukrainien.

Avec notre correspondant à Moscou, Julian Colling

Jusqu’au bout, son principal concurrent aura tout tenté, répétant qu’avoir un officiel russe à la tête de la FIDE était « intenable » dans le contexte actuel. Le jeune grand maître ukrainien Andrii Baryshpolets accusait même Arcadi Dvorkovitch d’être en partie « responsable de ce qui se passe en Ukraine », en raison de ses liens avec le pouvoir russe.

En vain : c’est bien l’ancien vice-Premier ministre de Vladimir Poutine entre 2012 et 2018 qui a été largement été réélu dimanche, par 157 voix contre 16.

Économiste vu comme de tendance libérale en Russie, ancien proche de Dmitri Medvedev, Dvorkovitch, 50 ans, avait lui-même d’abord pris ses distances avec l’intervention russe. En mars dernier il témoignait son soutien « aux civils ukrainiens », et dénonçait même indirectement la décision de Poutine.

Rester proche du système

Une liberté immédiatement sanctionnée : Dvorkovitch était illico démis de ses fonctions de président de Skolkovo, la Silicon Valley russe, après avoir été taxé de « traître » par un député parmi les durs du système. Le technocrate avait ensuite dû montrer patte blanche, en critiquant notamment le supposé « nazisme » présent en Ukraine.


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