Dans « La Ruse », le classicisme de la mise en scène est mis au service d’un récit captivant

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© See-Saw Films Limited 2021

Opération chair à pâté : le nom de code d’une des plus incroyables histoires cachées de la Seconde Guerre mondiale. En 1943, les Alliés envisagent un débarquement de leurs troupes en Sicile. Mais comment garder le secret, alors que toute l’Europe est peuplée d’espions à la solde d’Adolf Hitler ? Leur faire croire que l’événement aura lieu en Grèce ! Deux officiers du renseignement britannique sont chargés d’échafauder une campagne de désinformation pour berner l’armée nazie. Première étape, recruter le cadavre d’un vagabond à la morgue que personne ne réclamera, le rafistoler tant bien que mal et le faire passer pour un agent spécial transportant des documents confidentiels qui expliquent la fausse manœuvre.

Le stratagème très ingénieux repose sur un improbable cheval de Troie pour mystifier l’ennemi. La Ruse revient sur l’un des épisodes les plus méconnus, singuliers et spectaculaires de 1939-1945, célébrant l’héroïsme de l’ombre, le courage et la détermination d’hommes et de femmes qui ont lutté loin du front mais au péril de leur vie. Aux commandes, un des cadors du cinéma anglais, John Madden (Shakespeare in love), dont le classicisme de la mise en scène est au service d’un récit captivant, alors que pourtant bavard, statique et complètement dépourvu de scènes d’action.

Ian Fleming, le père de James Bond, travaillait pour cette unité des renseignements britanniques

« J’ignorais tous les rebondissements que dissimulait cet écran de fumée du macchabée embarqué dans une ave...


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