Ruralité : des chantiers citoyens pour apprendre l'art du graffiti

À Estillac (Lot-et-Garonne) un chantier citoyen permet à des jeunes de donner un nouveau visage à certains bâtiments de la ville. Accompagnés de deux artistes, ils s'initient au graffiti sur les transformateurs électriques. "Moi j'aime dessiner, ça me fait plaisir, c'est mieux que de voir des blocs verts", rapporte un jeune. Les graffeurs en herbe font leurs premières armes avec l'association StreetArterie, une initiative citoyenne qui encourage la créativité. Une initiative encadrée par l'association StreetArterie "Le graff avait une image vandale, il aura toujours une image vandale. Ce sont des petits jeunes qui commencent à s'entraîner, c'est pour ça que nous on est là pour encadrer. Pour montrer que l'on ne peut pas faire ça n'importe où", explique un organisateur. La mairie d'Estillac a demandé l'embellissement des blocs disgracieux. "Pendant plusieurs années, on avait essayé de les repeindre avec des couleurs sombres pour qu'ils soient moins taggés, mais rien n'y faisait", explique Jean-Marc Gilly, le maire de la commune.