RUGBY A Paris, la mêlée effondre

Libération.fr

L’annonce de ce qui est de fait une absorption du Stade français par le Racing 92 a déclenché une grève illimitée des rose et bleu. Et le courroux des supporteurs. «Libération» est allé à leur rencontre.


«On manifeste avec des drapeaux roses mais ça aurait pu être le rouge !» «C’est Jean-Luc Mélenchon qui va nous défendre ?»

Les joueurs du Stade français Paris Rugby ont fait leurs débuts de grévistes après l’annonce brutale, lundi, de la «fusion» entre leur club et leur adversaire du Racing 92 à partir de la rentrée prochaine. Une «fusion» ou plutôt une «absorption», puisque seul le club des Hauts-de-Seine subsistera sous sa forme actuelle, tandis que le Stade français baisse le rideau, après une prétendue tentative de rachat inamicale par le Qatar et l’absence de nouveaux investisseurs. Ce plan menace près d’une centaine d’emplois dont 47 joueurs pros, qui ne pourront pas tous se recaser dans de bonnes conditions.

Vendredi matin, les «roses» ont manifesté devant les bureaux de la Ligue nationale de rugby, non loin de l’Arc de triomphe. Les joueurs étaient accompagnés de leurs supporteurs. Unis par le même sentiment de trahison et la détresse de voir couler un club créé en 1883 et 14 fois champion de France, suivant une opération qui atteste la pente capitaliste du rugby français depuis vingt ans.

Les joueurs s’épanchent peu. «Ce n’est pas l’envie qui manque, mais dans ce contexte il faut éviter de dire des bêtises», ont expliqué plusieurs d’entre eux à Libération. Ils n’auront pas à boycotter le match prévu ce samedi à Castres. La Ligue a choisi de le reporter, tout comme celui que le Racing devait disputer à Montpellier. Furax, le club héraultais a demandé en justice que la rencontre soit maintenue. Ambiance de crépuscule dans un univers plutôt fait de fêtes.

Les supporteurs, eux, s’expriment. «Ecœurés.» Ils étaient une cinquantaine rassemblés vendredi à Paris. Leur point de vue permet de connaître les états d’âme des joueurs, dont ils sont parfois les confidents, et (...)

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