Rugby : Bernard Laporte voulait de l'alcool dans les stades du Mondial 2023

Fin juillet, l'article 18 de la proposition de loi déposée par des députés LREM, ­visant à faire de la France une "nation sportive", a fait resurgir le serpent de mer de la vente d'alcool dans les stades. L'assouplissement demandé de la loi Evin (1991) a fait réagir la ministre de la Santé, Agnès Buzyn : "La ferveur n'a pas besoin d'alcool pour s'exprimer dans nos stades." Or, du côté de la Fédération française de rugby, on s'était déjà mis en ordre de marche au printemps 2017, au moment de boucler le dossier de candidature à l'organisation du Mondial 2023.

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Bernard Laporte a ainsi fait le forcing pour autoriser la vente d'alcool dans les stades lors des 48 matches de la compétition. Le président de la FFR souhaite alors que le ministère de la Santé, occupé par Marisol Touraine à l'époque, s'engage à adopter un décret en ce sens pour "les boissons alcooliques de troisième groupe" (bière, vin, cidre). Mais la requête s'avère vaine : "Le cadre législatif actuel ne constitue pas un frein à la candidature de la France", répond par écrit le Pr Benoît Vallet, directeur général de la santé, le 15 mai 2017. Soit six mois avant que World Rugby ne choisisse justement la France.

La semaine dernière, l'ancienne ministre socialiste ­Michèle ­Delaunay, amie politique de longue date du vice-président de la FFR, Serge Simon, confiait au JDD que "la vente d'alcool dans les stades ­entraîne quas...


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