“La Ruche”, de la Kosovare Blerta Basholli : le féminisme sauce piquante

Photo ASC Distribution

C’est un film qui “fait ressentir les ravages de la guerre et incite à renverser une bonne fois pour toutes l’ordre patriarcal”, écrit le quotidien suisse Le Temps. “Un film de femmes et au féminin. Féministe, même. Et aussi profondément humaniste”, applaudit le journal espagnol El Mundo. C’est “un drame dur, intense” qui “explore le quotidien des femmes dont les époux ont disparu pendant la guerre du Kosovo”, fait valoir The New York Times.

Le site croate Tportal ajoute un autre ingrédient à son résumé, évoquant pour sa part “l’histoire forte d’une petite révolution que des femmes impulsent en se lançant dans la production d’ajvar”. Ce condiment à base de poivron rouge, de piment et d’ail est incontournable dans les Balkans, où il est souvent servi pour accompagner les grillades. Il est tout aussi indispensable dans La Ruche, le premier long-métrage de la jeune réalisatrice kosovare Blerta Basholli, qui sort en France ce mercredi 1er juin.

Une héroïne qui va de l’avant

La Ruche, qui raconte l’histoire vraie de Fahrije Hoti (incarnée à l’écran par Yllka Gashi), se déroule dans le village kosovar de Krushe e Madhe. En mars 1999, lors de la guerre du Kosovo, les forces serbes y ont tué ou enlevé plus de 240 personnes, en majorité des hommes. Des années après, quand l’action démarre, des mères et des épouses attendent toujours, pour pouvoir faire leur deuil, de savoir avec certitude ce qu’il est advenu des disparus.

Le corps du mari de Fahrije Hoti fait partie de ceux qui n’ont pas été encore retrouvés. Celle-ci se démène pour subvenir aux besoins de sa famille, son beau-père et ses deux enfants. Elle compose “une héroïne dotée d’une certaine fragilité – jusqu’à ce qu’elle se relève pour aller de l’avant”, explique le quotidien suisse Tages-Anzeiger.

“En désespoir de cause, elle se tourne vers l’unique aptitude que la plupart des femmes n’ont pas à cacher dans son village très conservateur : la cuisine”, explique le quotidien britannique The Guardian. En clair : elle va tenter de convaincre voisines et amies de cuisiner ensemble des bocaux d’ajvar qui pourraient être commercialisés au supermarché du coin.

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