Royaume-Uni: sans trains, les passagers britanniques restent à quai

Le réseau de voies ferrées britannique est affecté par une mobilisation qui pourrait durer toute la semaine, annoncée comme la plus grosse depuis 30 ans. Les syndicats réclament de meilleurs salaires et des garanties sur l’avenir de leurs emplois dans un contexte d’automatisation.

Annulé, le week-end entre amis à la campagne. Sur les quais de la gare de London Bridge, Victoria est venue pour rien. « Il faudrait prendre un taxi, ce serait très cher. Je m’y attendais, mais c’est ennuyeux, surtout pour les gens qui doivent aller travailler », raconte-t-elle.

Des employés en gilet mauve, très peu nombreux dans la gare, renseignent les passagers, rapporte notre correspondante à Londres, Émeline Vin. Depuis des jours, les transporteurs recommandent d’éviter tout voyage non essentiel. Tom, lui, doit aller au travail. Il aborde cette grève avec un phlegme tout britannique.

« Ça devrait aller. J’ai pris le bus pour venir ici, car le métro est aussi fermé, mais il y avait très peu de monde. Ce n’est pas trop mal pour moi. J’ai dû me lever une heure plus tôt, mais la grève ne m’a pas tellement affecté, je suis plutôt satisfait. »

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La grève bientôt suivie dans d'autres secteurs

Mike Lynch, le secrétaire général du RMT, le principal syndicat du rail, dit qu'il veut que le débrayage dans le rail se poursuive jusqu'à l'obtention d'un accord. Deux nouvelles journées de mobilisation ferroviaire sont prévues jeudi et samedi.

(et avec AFP)


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