Royaume-Uni: Sharon Graham, première femme à la tête du syndicat Unite

Au Royaume-Uni, Unite, l’un des plus puissants syndicats britanniques, a élu pour la première fois une femme à sa tête. Sharon Graham l’a emporté face à deux candidats masculins.

Avec notre correspondante à Londres, Chloé Goudenhooft

C’est à l’âge de 16 ans que Sharon Graham commence à travailler comme serveuse. Un an plus tard, elle organise sa première grève pour défendre la cause des travailleurs temporaires.

Née à Londres, la jeune fille prend alors conscience de la force du collectif et du rôle des syndicats dans l’amélioration des conditions de vie. Elle devient membre de la direction de Unite et développe le département qui se spécialise dans la prise en charge d’employeurs hostiles. Elle se bat notamment contre les fermetures illégales et la réintégration des délégués syndicaux licenciés et mis sur liste noire.

La priorité aux travailleurs

Sharon Graham aiguise ses talents de négociatrice face aux plus grands employeurs d’Irlande et de Grande-Bretagne. Elle a par exemple pris part aux récents conflits sociaux chez British Airways et elle a milité pour imposer ses syndicats chez Amazon.

Qualifiée d’outsider par la presse britannique, la cinquantenaire a su convaincre les membres de Unite en affirmant vouloir donner la priorité aux travailleurs et non à Westminster. Si elle promet moins d’ingérence dans le Parti travailliste, en partie financé par le syndicat, elle a prévenu le leader Keir Starmer qu’il ne fallait pas s’attendre à un chèque en blanc de sa part.

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