Royaume-Uni: pour la première fois, la pollution est reconnue comme une cause de décès

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La justice britannique a finalement reconnu la pollution comme l'une des causes de la mort d'une fillette décédée en 2013 d’une insuffisance respiratoire. Même si le gouvernement estime que le nombre de morts dû à la pollution est de 30 000 personnes par an, c'est la première fois qu'elle est reconnu comme la cause directe d'un décès identifié.

Ella Adoo-Kissi-Debrah habitait dans la banlieue sud-est de Londres, à quelques dizaines de mètres de l'une des principales artères autour de la capitale. Chaque matin, elle longeait les embouteillages pour se rendre à l'école. Mais après plusieurs séjours à l'hôpital suite à des crises respiratoires, elle décède le 15 février 2013.

Sa mère refuse alors de croire qu'une simple insuffisance respiratoire ait pu emporter sa petite fille pourtant en si bonne santé quelques années plus tôt.

En 2014, la justice affirme une première fois qu'Ella est décédée à cause de son asthme uniquement. Un an plus tard, le professeur Stephen Holgate, conseiller du gouvernement et spécialiste de la pollution de l'air est touché par l'histoire d'Ella et prend l'affaire en main. Selon lui, il y a un « lien frappant » entre les pics de pollutions enregistrés et les hospitalisations de la petite fille.

Ce mercredi, la justice a finalement reconnu la pollution comme le troisième facteur de la mort d'Ella Adoo-Kissi-Debrah. La mère de la petite fille accuse notamment les autorités du quartier d'avoir tardé à prendre des mesures contre la pollution qui s'est progressivement aggravé.