Royaume-Uni : pourquoi le gouvernement de Liz Truss affiche une diversité en trompe-l'oeil

© Frank Augstein/Pool via REUTERS

Aux quatre postes clés du nouveau gouvernement britannique, on ne trouve aucun homme blanc. Après avoir devancé son rival, Rishi Sunak, lui-même issu d’une famille aisée originaire de la communauté indienne jadis installée au Kenya, Liz Truss, troisième femme à occuper la plus haute fonction gouvernementale, vient de confier l’Économie et les Finances à Kwasi Kwarteng , originaire du Ghana, les Affaires étrangères à James Cleverly , d’origine sierra-léonaise, et l’Intérieur à Suella Braverman , d’origine indienne et mauricienne.

Ces personnalités appelées à jouer un rôle clé au cours des prochaines années ne ressemblent donc guère à la majorité des quelque 160 000 adhérents au parti conservateur qui viennent de procéder à l’élection de la nouvelle dirigeante de leur formation, investie dans la foulée par la reine Elizabeth II, deux jours avant le décès de celle-ci, pour prendre la tête du gouvernement.

Le parti conservateur britannique, dont la base militante est essentiellement blanche, masculine et issue de la classe moyenne, serait-il devenu le nouveau symbole de la diversité ? Rien n’est moins sûr. Derrière cette vitrine, qui permet au parti d’afficher l’image d’une modernité représentative de la société britannique (14 % de la population est issue des minorités ethniques d’après le recensement de 2011 ), transparaît une classe politique beaucoup plus uniforme qu’il n’y parait et unie par des convictions similaires et un profil socio-démographique homogène.

« Less stale, ...


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