Royaume-Uni: ouverture du procès en appel de la «fiancée de l'EI»

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Ce lundi 21 novembre, s’ouvre un nouveau procès lié au terrorisme au Royaume-Uni. Shamima Begum, née en Angleterre de parents bangladais, fait appel de la déchéance de sa nationalité britannique.

Avec notre correspondante à Londres, Émeline Vin

Shamima Begum estime que, lorsque le ministère de l’Intérieur l’a déchue de sa nationalité britannique, il y a trois ans, il n’a pas pris en compte les circonstances dans lesquelles la jeune femme est arrivée en Syrie. On est alors en 2015, Shamima Begum a 15 ans. Dans un livre paru cet été, elle explique avoir été victime d’un trafiquant, un combattant de l’organisation État islamique, double agent pour le Canada.

« La fiancée de l’EI »

En première instance, la justice britannique avait confirmé la décision du ministère de l'Intérieur, puisque Shamima Begum conservait la nationalité bangladaise. Surnommée « la fiancée de l’EI », la jeune femme représente une menace à la sécurité nationale, selon le tribunal de l’Immigration. L’ancienne Londonienne, elle, assure que malgré son mariage à un combattant, elle n’a jamais participé aux actions de l’EI et qu’elle pourrait même aider le Royaume-Uni dans sa lutte contre le terrorisme.

Détenue en Syrie

L’appel de Shamima Begum se tient sans elle : toujours interdite d’entrée sur le sol britannique, elle demeure détenue dans un camp syrien. Le procès en deuxième instance doit durer cinq jours.

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