Royaume-Uni: des négociations au ralenti pour le secteur du rail, malgré la grève

La grève la plus massive depuis 30 ans était annoncé cette semaine dans le secteur ferroviaire au Royaume-Uni. Trois jours de mobilisation – mardi, jeudi, samedi – pour réclamer des garanties d’emploi dans un contexte d’automatisation du secteur et des hausses de salaire. Finalement, l’impact a été assez limité cette semaine.

De notre correspondante à Londres,

Sur le papier, la semaine a été catastrophique sur les rails. 40 000 employés en grève, un train sur cinq en circulation les jours de grève, la moitié du réseau fermé, plus rien après 18h30. Mais sur le terrain, malgré les prédictions, ça a été très calme dans les gares. En effet, les transporteurs avertissaient depuis plus d’une semaine : ne voyagez que pour des raisons essentielles. Et depuis la pandémie de Covid-19, le télétravail s’est largement démocratisé, limitant les perturbations pour les salariés. La majorité de ceux qui ont pu reporter ou annuler leur voyage l’ont fait.

Le véritable impact finalement a été indirect sur le secteur de la « nuit » : les restaurants, les boîtes de nuit, les théâtres et les cinémas. C’est un effet domino : si les gens ne peuvent pas se déplacer, s’ils savent qu’ils ne pourront pas rentrer, ils repartent tôt, ne vont pas boire un verre après le travail. Il est estimé de 540 millions de livres sterling de pertes pour cette industrie.

Une nouvelle mobilisation envisagée


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