Royaume-Uni: mobilisation à Londres après la mort d'un jeune homme noir tué par la police

Chris Kaba a été tué d'un coup de feu tiré par la police alors qu'il était poursuivi par une patrouille au volant de sa voiture.

Des centaines de personnes ont protesté samedi devant Scotland Yard à Londres, après la mort d'un jeune homme noir, tué d'un coup de feu par la police, sa famille demandant la mise à pied du policier responsable.

Chris Kaba, 24 ans, a été tué d'un coup de feu tiré par la police lundi soir dans le sud-ouest de Londres, alors qu'il était poursuivi par une patrouille au volant de sa voiture. Un coup de feu a été tiré et le jeune homme qui n'était pas armé, a été blessé, selon la police des polices britannique (IOPC). Il est décédé dans la nuit à l'hôpital.

Enquête ouverte pour "homicide"

Sa famille a demandé l'ouverture d'une enquête pour meurtre, se demandant, dans un communiqué, si Chris Kaba serait mort "s'il n'avait pas été noir". Selon l'enquête pour "homicide" ouverte par l'IOPC vendredi, sa plaque d'immatriculation avait été détectée par une caméra, qui avait signalé que le véhicule était lié à un incident impliquant des armes à feu dans les jours précédents.

"La famille salue la décision, toutefois tardive, de l'IOPC d'ouvrir vendredi une enquête pour homicide et une enquête disciplinaire contre ce policier", a déclaré samedi dans un communiqué l'avocat des proches de Chris Kaba, précisant qu'elle demande qu'il soit "immédiatement suspendu, dans l'attente des résultats de l'enquête".

Il y a deux ans, l'interpellation de l'athlète noir Ricardo Dos Santos, de sa compagne et de leur bébé, en plein mouvement Black Lives Matter aux Etats-Unis, avait fait scandale. Elle avait abouti à l'ouverture d'une vaste enquête sur les discriminations raciales au sein de la police, conclue par des procédures disciplinaires pour cinq agents.

Depuis, l'ancienne cheffe de Scotland Yard, Cressida Dick, a démissionné en février dans la foulée d'un rapport accablant de l'IOPC pointant des comportements racistes, misogynes et discriminatoires au sein de ses équipes.

Article original publié sur BFMTV.com

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