Royaume-Uni: les libéraux-démocrates sortent vainqueurs des élections locales

La Grande-Bretagne se réveille ce 7 mai au matin avec les résultats complets des élections locales de jeudi. Le scrutin s’annonçait mauvais pour les conservateurs, et c’est finalement le parti de centre-gauche des libéraux-démocrates qui sort vainqueur de ce rendez-vous.

Avec notre correspondante à Londres, Émeline Vin

Les libéraux-démocrates ont décroché plus de 200 sièges supplémentaires à travers le pays, une poussée qualifiée d’historique par le chef du parti, Ed Davey. Et surtout perceptible dans le sud de l’Angleterre, dans la zone qu’on appelle le « mur bleu », où deux conseils locaux ont basculé en leur faveur après des années de pouvoir conservateur.

Pertes très symboliques

Pour les Tories, justement, l’objectif était de garder les sièges, même pas d’en gagner. Mais ils en ont perdu près de 500, un quart du total. Et cela dans des quartiers très symboliques. Exemple à Wandsworth, que l’ancienne Première ministre Margaret Thatcher qualifiait de « joyau de sa couronne », et connu pour son impôt local, le plus faible du pays. Très mauvaise performance aussi en Écosse et au pays de Galles. Partout les cadres locaux imputent la défaite à l’image, écornée, de Boris Johnson auprès des Britanniques.

Un mot sur l’opposition travailliste du Labour. Le leader, Keir Starmer, s’est félicité d’excellents résultats, c’est vrai que le parti à la rose a repris quasiment la totalité de Londres et reste la première formation localement. Mais il n’a grossi ses rangs que d’une centaine de sièges, moitié moins que les libéraux-démocrates (LibDem).

Entorses aux règles du confinement ?

Et les travaillistes voient aussi s'ouvrir un nouveau front : la police de Durham a confirmé, hier, vendredi 6 mai, qu’elle rouvrait son enquête sur Keir Starmer. Le chef de l’opposition aurait participé - avec ses troupes - à un repas festif en avril 2021. C’était interdit à l’époque. Mais surtout si les accusations sont avérées, cela ressemblerait aux fêtes de Downing Street, pour lesquelles Keir Starmer réclame la démission du Premier ministre.

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