Royaume-Uni: joie, crainte et files d'attente pour la réouverture des discothèques, malgré le Covid

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Les discothèques ont rouvert au Royaume-Uni dans la nuit de dimanche à lundi après plus d'un an de fermeture. - AFP
Les discothèques ont rouvert au Royaume-Uni dans la nuit de dimanche à lundi après plus d'un an de fermeture. - AFP

480 jours que la jeunesse britannique attendait ce moment. Le "Freedom Day" de ce lundi marque la fin de la quasi-totalité des restrictions sanitaires en vigueur au Royaume-Uni. Une journée qui signe la levée du port obligatoire du masque, des jauges dans les établissements recevant du public mais aussi et surtout la réouverture des boîtes de nuit. Une première pour certaines et certains.

"On a l'impression qu'on n'a pas vécu ces un an et demi comme il fallait", témoigne Henry, un Britannique pour la chaîne télévisée Sky News, "tous les gens autour de nous nous disaient qu'ils avaient grandi en dansant dans les boîtes de nuit et nous n'avions pas ça, et maintenant on l'a! Aujourd'hui on a vraiment le sentiment désormais de vivre nos années pleinement."

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Des fêtes ou défaitisme

"Je n'arrête pas de me demander si ce que je fais est illégal", s'amuse Jake Jeffrey, un jeune diplômé en cinéma et audiovisuel interrogé par le Guardian.

De nombreuses rues londoniennes, désertes il y a encore quelques mois à la même heure, ont été envahies par des jeunes désireux d'occuper à nouveau les pistes de danse. Des soirées "00h01" ont d'ailleurs été organisées pour célébrer dès que possible le retour de ces lieux festifs. De l'impatience, de la joie, mais aussi une crainte: celle de revoir ces lieux de vie à nouveau fermés dans les prochains mois voire semaines.

"Nous voulons simplement nous amuser maintenant que nous pouvons sortir et passer un bon moment, mais ça ne ressemble pas tout à fait à ça pour le moment", confie Annie, une habituée des clubs qui craint d'être contaminée par le Covid-19.

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Mauvais timing pour les scientifiques

1200 scientifiques ont signé vendredi dernier une tribune pour s'opposer à la levée des dernières restrictions sanitaires. Un message resté lettre morte: le locataire du 10 Downing Street, Boris Johnson, a renoncé à un second report de cette journée de réouverture mais a appelé ses concitoyens à la "prudence" face au variant Delta "extrêmement contagieux". Les professionnels de la nuit redoutent donc un retour en arrière.

"Il y a une pression croissante sur le gouvernement pour maintenir les restrictions ou même retourner en confinement, pour nous ce serait dévastateur car nous avons réinvesti une énorme somme d'argent pour rouvrir", confie Tristan Moffat, directeur d'un club à Londres.

Le Royaume-Uni enregistre depuis deux jours plus de 50.000 cas positifs quotidiens. Parmi ces derniers figure le nouveau ministre de la Santé Sajid Javid qui a été contraint de s'isoler tandis que le Premier ministre et le ministre des Finances, tous deux cas contacts, ont dû faire de même. Preuve que l'ambiance n'est pas partout à la fête.

Article original publié sur BFMTV.com

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