Royaume-Uni: une femme dotée de deux utérus témoigne après une double grossesse

Cyrielle Cabot
·2 min de lecture

Déjà mère de deux enfants, Kelly avait appris lors de sa deuxième grossesse qu'elle avait une déformation congénitale et possédait un utérus bicorne, en forme de coeur. En revanche, personne n'avait remarqué qu'elle avait en réalité deux utérus.

Le 23 octobre 2020, une mère de famille britannique, Kelly Fairhust, donne naissance à des jumeaux, une fille, Bonnie et un garçon, Watson. Six mois auparavant, elle avait découvert que sa grossesse n'allait ressembler à aucune autre: ses deux futurs enfants grandissaient dans deux utérus différents. Un phénomène qui, selon les médecins, n'a qu'une chance sur 50 millions d'arriver.

Déjà mère de deux enfants, Kelly avait appris lors de sa deuxième grossesse qu'elle avait une déformation congénitale et possédait un utérus bicorne, en forme de coeur. Également appelé utérus bifide ou hémi-utérus, il est composé de deux cavités utérines partiellement séparées ou distinctes. En revanche, personne n'avait remarqué qu'elle avait en réalité deux utérus. 

"Cette troisième grossesse n'était pas prévue", se souvient-elle, dans un témoignage publié dans The Guardian. "Mon ventre était beaucoup plus gros que lors des précédentes. D'ailleurs, Agyness, ma fille aînée, avait dit, en riant, qu'il y avait deux bébés".

Ce n'est qu'à l'échographie du troisième mois que Kelly apprend qu'elle attend non seulement deux bébés mais aussi que les deux phoetus se développent dans deux utérus différents.

Un cas sur 30.000

"La médecin m'a dit qu'elle n'avait jamais vu cela en trente ans de carrière. Les personnes qu'elle a consultées n'en avaient entendu parler que dans des livres...", explique la mère de famille. "J'ai découvert qu'une femme seulement sur 30.000 a deux uterus et deux cervixes. Et que la probabilité d'avoir un jumeau dans chaque utérus est encore plus basse."

La grossesse, considérée à haut risque, se fait sous étroite surveillance, ponctuée de rendez-vous avec plusieurs spécialistes. "J'avais une échographie tous les quinze jours. J'ai arrêté de travailler très tôt. J'avais énormément de mal à dormir et à chaque contraction, j'avais peur d'être en train d'accoucher", se souvient-elle. "D'autant plus qu'on m'avait dit que je risquais d'accoucher à deux moments différents."

Finalement, Kelly accouche à 35 semaines par césarienne. Watson passe 24 heures en soins intensifs mais les deux enfants sont rapidement en parfaite santé. "Nous avons toujours voulu une grande famille. Maintenant nous sommes six!"

"On nous a demandé si nous pouvions témoigner pour des revues médicales. C'est drôle de se dire que si l'un de nos enfants devient infirmier ou médecin, il pourra retrouver son histoire comme objet d'étude", termine-t-elle. 

Article original publié sur BFMTV.com

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