Royaume-Uni : des entreprises à l’arrêt suite à la fermeture de la frontière

Fermer la frontière avec la Grande-Bretagne, c’est couper le robinet de livraisons, dont certaines sont indispensables à la France. L’usine de Toyota près de Valenciennes (Nord) a ainsi fermé ses portes mardi 22 décembre, car elle ne pouvait poursuivre son activité sans des pièces qui lui viennent quotidiennement du Royaume-Uni. "Ce n’est pas anodin, nais c’est un crève-cœur, confie Jean-Christophe Deville, vice-président de l’administration Toyota Onnaing. Quand on a une usine avec 5 000 personnes, qui marche avec un tel succès […], on ne le fait pas de gaité de cœur." L’activité ne reprendra pas avant lundi 28 décembre, plus tard si les frontières tardent à rouvrir. De nombreuses pertes Les grossistes de crustacés aussi craignent pour les prochains jours. Les langoustes, qui devaient s’arracher pour Noël, sont restées en Angleterre. "On devrait en vivier avoir 150 à 200 kilos de ces langoustes en provenance de ces eaux britanniques, et aujourd’hui malheureusement, on n’a plus que ces trois pièces", témoigne Cedric Juhel, de Distrimalo, en montrant un bac peu garni. L’entreprise affirme perdre 100 000 euros par jour. Entre le Covid et le Brexit, la fermeture brutale des frontières est un nouveau coup dur pour plusieurs entreprises, comme également les compagnies de ferries.