Le Royaume-Uni entame une seconde campagne de vaccination avec le vaccin d'AstraZeneca

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Malgré une recrudescence des contaminations à cause d'une variante très contagieuse du Covid-19, le Royaume-Uni a déjà vacciné un million de personnes en presque un mois. Ce lundi vient même de démarrer une deuxième campagne parallèle avec le vaccin AstraZeneca.

Masque sur le visage et bras levé devant les caméras, à 82 ans Brian Pinker a reçu ce lundi 4 janvier la première injection du nouveau vaccin d'AstraZeneca à l'hôpital universitaire d'Oxford. Ce retraité qui travaillait dans la maintenance s'est dit très fier que ce vaccin ait été inventé sur place, à quelques centaines de mètres de là où il a été vacciné.

Le gouvernement a commandé 100 millions de doses de ce vaccin « national », co-développé par un institut d'Oxford et par le groupe pharmaceutique AstraZeneca. 520 000 sont déjà prêtes. « C’est un tournant dans notre combat contre cet horrible virus », a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock qui souhaite aussi que ce vaccin redonne de l'espoir à tout le monde.

AstraZeneca, une entreprise née d'une fusion il y a 20 ans

AstraZeneca tel qu'on le connaît aujourd'hui est né il y a un peu plus de 20 ans de la fusion du suédois Astra et du britannique Zeneca. Ses points forts : les molécules contre les cancers, les traitements contre les maladies cardiovasculaires et ceux contre les maladies respiratoires. Le groupe est aussi en train de se renforcer dans l'immunologie et les maladies rares. Il a annoncé mi-décembre le rachat de la biotech Axelion pour 39 milliards de dollars. Les actionnaires et les autorités doivent encore donner leur feu vert et l'opération pourrait être finalisée au troisième trimestre 2021.

En tout cas, ce gros rachat par AstraZeneca était pressenti par la presse financière britannique. Son cours en Bourse avait grimpé au début de la pandémie avant de retomber. L'agence Bloomberg avait même révélé en juin qu'AstraZeneca avait approché le groupe Gilead en vue d'une mégafusion. Cela leur aurait permis de s'unir dans la lutte contre le coronavirus, mais l'affaire n'a pas finalement pas été conclue.

Avec plus de 50 000 contaminations par jour et des hôpitaux submergés, les Britanniques espèrent beaucoup de l'arrivée de ce nouveau vaccin, car cette deuxième vague est bien plus violente que la première au Royaume-Uni. L'Écosse vient d'annoncer un confinement total et ils sont désormais nombreux les élus y compris conservateurs à demander la même chose pour l'Angleterre ainsi que la fermeture des écoles… et aussi celle des frontières.