Royaume-Uni: le député accusé d'avoir regardé du porno au Parlement plaide "l'erreur"

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Le député britannique conservateur Neil Parish  - AFP PHOTO / RICHARD TOWNSHEND /UK Parliament
Le député britannique conservateur Neil Parish - AFP PHOTO / RICHARD TOWNSHEND /UK Parliament

Il dit avoir ouvert un fichier "par erreur". Neil Parish, député britannique conservateur, a été suspendu vendredi par son groupe, après avoir été accusé d'avoir regardé de la pornographie sur son téléphone portable à la Chambre des communes. Le député s'est défendu sur Sky News, affirmant que ce n'était pas volontaire, et qu'il attendrait les conclusions de l'enquête en continuant son "devoir". Il a assuré qu'il ne "resterait pas" à son poste si l'enquête prouvait que c'était volontaire.

Cette enquête avait été ouverte mercredi par le parti conservateur britannique de Boris Johnson. Le député en question n'avait pas alors été nommé et Neil Parish s'est lui-même signalé à la Commission parlementaire.

"Un homme charmant"

"Maintenant que c'est sorti, c'est comme si on m'enlevait un poids", a-t-il confié au Daily Telegraph. Son épouse, avec qui il est marié depuis 40 ans, affirme que Neil Parish est "un homme normal, un homme charmant". Les allégations contre lui sont "stupides", ajoute-t-elle, interrogée par le Times.

"Personne ne devrait regarder de pornographie. Il ne regarderait jamais ça avec des gens autour", assure Sue Parish, affirmant à propos des députées qui ont signalé l'incident qu'il était normal qu'elles "soient aussi bouleversées".

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Appels à la démission

Depuis la révélation du nom du député, plusieurs appels à la démission se sont faits entendre. La députée travailliste Harriet Harman a ainsi enjoint Neil Parish à démissionner "immédiatement" s'il est bien coupable des faits qui lui sont reprochés. Rachel Maclean, sous-secrétaire d'État, a également estimé auprès de Sky news que le conservateur devrait être renvoyé du parti s'il est reconnu coupable.

"C'est inacceptable que quelqu'un fasse ce genre de choses sur un lieu de travail", a réagi de son côté Boris Johnson jeudi.

Accusations de sexisme et misogynie au Parlement britannique

Cet épisode intervient en plein débat sur le sexisme au Parlement. Dimanche, le Sunday Times a révélé que trois ministres et deux députés de l'opposition font actuellement l'objet d'accusations de "mauvais comportements de nature sexuelle", terme qui peut recouvrir le harcèlement sexuel, le voyeurisme ou encore les agressions sexuelles.

Ils figurent parmi 56 députés signalés à un bureau chargé d'enregistrer ces plaintes, mis en place à la suite du mouvement "Metoo".

Un autre épisode a également suscité la polémique. Comme le rapporte le tabloïd Mail on Sunday, des députés conservateurs anonymes accusent la numéro deux du parti travailliste, Angela Rayner, d'aimer détourner l'attention du Premier ministre en croisant et en décroisant les jambes au Parlement, ce que Boris Johnson a qualifié lundi de "foutaises sexistes et misogynes".

Article original publié sur BFMTV.com

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