Royaume-Uni : crise de couple entre les Britanniques et leurs policiers

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Plusieurs manifestations violentes ont eu lieu ces derniers jours en Angleterre, mettant aux prises policiers et manifestants. Les relations entre les citoyens britanniques et les "bobbies" - surnom donné aux policiers anglais - jusqu'à présent plutôt bonnes, seraient-elles en train de se dégrader ? Pas forcément, répond Martin Innes de l’Institut de recherche sur la sécurité et le crime (Crime and Security Research Institute).

Samedi 13 mars, l’intervention brutale de la police de Londres lors d'une veillée funèbre en hommage à Sarah Everard, jeune femme de 33 ans assassinée quelques jours plus tôt par un policier en civile, avait provoqué la colère ouverte des foules contre les forces de l’ordre. Dimanche dernier, de violentes manifestations ont émaillé la nuit à Bristol, après qu'un projet de loi accorde à la police le droit d’interpréter les motifs d’une manifestation et de l’interdire si celle-ci est considèrée comme trop " perturbatrice ".Marianne : Y a-t-il aujourd'hui un risque que le contrat de confiance entre la police et les citoyens britanniques soit rompu ?Martin Innes : Non, je ne pense pas. Nous autres criminologues, parlons de crimes signal, c’est-à-dire d’événements isolés qui changent la façon dont les gens pensent et ressentent les choses. Le meurtre de Sarah Everard, aussi bien en raison de la personne responsable, un policier, que de l’atmosphère ambiante, une période de répression des libertés, a eu un impact sur la perception du public. Et...

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