Royaume-Uni. La “cancel culture” n’est pas la tasse de thé du musée Jane Austen

The Guardian (Londres)
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Une responsable du musée installé dans la demeure de Jane Austen, dans le Hampshire, a déclaré que l’établissement allait mettre à jour ses notices historiques, notamment sur les liens entre la famille de l’écrivaine et l’esclavage. Il n’en fallait pas plus pour semer la polémique.

En achetant du coton, du sucre et du thé au tournant du XIXe siècle, la famille de Jane Austen “consommait des produits issus de la traite des Noirs”, souligne Lizzie Dunford, citée par le Sunday Telegraph, le 18 avril. La directrice du Jane Austen’s House Museum, un musée privé installé dans la dernière maison de l’auteure britannique (1775-1817), dans le Hampshire, ne s’attendait probablement pas aux répercussions qu’aurait cette déclaration. Son institution, expliquait-elle, allait mettre à jour ses notices historiques pour détailler le contexte historique, les relations que la romancière entretenait avec “son père, le révérend George Austen, qui fut également mandataire d’une plantation de canne à sucre à Antigue [dans les Caraïbes]” et ses prises de position abolitionnistes.

Mais cet article dans le journal conservateur a déclenché une levée de boucliers dans la presse tabloïd du même courant politique, rapporte le Guardian – ce dernier étant marqué à gauche. Le quotidien relève notamment que le Daily Express et le Daily Mail parlent d’“hystérie justicière du social” ou d’une “attaque révisionniste” et présentent leurs articles comme des sujets autour de la cancel culture, ou “culture de l’annulation”. Selon eux, le musée voudrait remettre en question l’héritage de Jane Austen et le rituel du thé dont sont friands les personnages de l’écrivaine, double sacrilège !

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