Royaume-Uni: Boris Johnson appelle à maintenir le confinement

S’exprimant devant Downing Street lors de sa première allocution depuis sa guérison du coronavirus, le Premier ministre a expliqué que la courbe de l’épidémie de coronavirus commençait « à s’inverser » au Royaume-Uni. Il a enjoint néanmoins la population à ne pas relâcher la vigilance. Le Royaume-Uni est un des pays les plus touchés par la pandémie avec 21 092 morts dans ses hôpitaux, 360 décès de plus annoncés lundi.

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Boris Johnson est conscient de l’intense pression subie par son gouvernement qui a paru souvent hésitant, ces dernières semaines, face à l’impatience grandissante du pays. En orchestrant ce discours solennel devant Downing Street, le Premier ministre a donc voulu montrer qu’il avait repris fermement en main la gestion de la crise.

Comparant le virus à un « agresseur désormais au tapis », Boris Johnson a assuré que le pays était en train d’inverser la tendance. Mais, son message était aussi une claire rebuffade à l’égard de tous ceux qui ont appelé dernièrement à relâcher le confinement. Pour le dirigeant, il est encore trop tôt.

« Je partage entièrement votre sentiment d’urgence mais je reconnais en même temps le risque d’un second pic, qui signifierait une nouvelle vague de décès mais aussi un désastre économique, a-t-il déclaré. En évitant ce second pic, nous pourrons entamer une seconde phase et un par un relancer les moteurs de cette grande économie britannique. »

Pour autant, Boris Johnson n’entend pas ignorer les appels à dévoiler sa stratégie pour assouplir graduellement les mesures de restrictions. Le débat est ouvert, assure-t-il, et ses ministres sont déjà à l’œuvre pour organiser cette seconde phase avec la participation du public qui pourra poser des questions lors des prochains briefings quotidiens du gouvernement.

Le Royaume-Uni, un des pays les plus touchés par la pandémie avec 21 092 morts au total dans ses hôpitaux et probablement des milliers de plus dans ses maisons de retraites, semble observer la décrue tant attendue, avec 360 décès de plus annoncés lundi, soit le plus faible bilan depuis fin mars.

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