Le Royaume-Uni autorise Huawei à construire un centre de recherche et développement

Le groupe chinois de télécommunications Huawei a annoncé, jeudi 25 juin, s’être entendu avec les autorités britanniques pour construire un centre de recherche et de développement. Une annonce qui sonne comme un succès pour le géant chinois, en pleine bataille pour imposer ses installations 5G dans le monde, en dépit des pressions exercées par les États-Unis sur ses alliés.

Le centre Huawei sera situé à Cambridge, au cœur de la Silicon Fen britannique, et travaillera notamment sur les composants électroniques de la fibre optique.

Plus d’un milliard d’euros d’investissements, 400 salariés prévus, et une annonce en forme de victoire pour le groupe chinois qui se félicite, dans un communiqué, de cette installation dans le « marché dynamique et ouvert » qu’est le Royaume-Uni.

Un marché convoité pour le déploiement de la 5G, technologie sur laquelle Huawei est en pointe. Mais ses ambitions sont freinées par les pressions exercées par les États-Unis sur leurs alliés : sur le Royaume-Uni, l’Union européenne ou encore les pays membres de l’Otan.

Les États-Unis accusent Huawei d’espionnage au profit de Pékin, et ont d’ailleurs inscrit cette semaine le géant de Shenzhen sur une liste d’entreprises liées, selon le Pentagone, à l’armée chinoise.

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Entre les pressions américaines et celles, inverses, des industriels partenaires de Huawei, le Royaume-Uni souffle le chaud et le froid : en janvier dernier, Londres indiquait que les équipementiers « à hauts risques » comme Huawei pourraient participer au déploiement de la 5G, mais dans une mesure limitée et hors secteurs stratégiques.

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