Royaume-Uni : 2020, l'année de tous les tourments pour Boris Johnson

Boris Johnson est "en train de terminer une année qui a été un véritable cauchemar, une crise perpétuelle et multiforme", rapporte Marc de Chalvron, journaliste pour France Télévisions en duplex depuis Londres (Royaume-Uni). "Il essaye de sortir son pays de l’isolement mais il fait face aussi à une épidémie galopante", ajoute le journaliste, avec plus 36 800 nouveaux cas de Covid-19, mardi 22 décembre. "Ce sera une année fantastique pour la Grande-Bretagne", prédisait pourtant le Premier ministre en début d’année. Lorsque les premiers cas de coronavirus sont détectés en Grande-Bretagne, Boris Johnson semble prendre les choses à la légère et fanfaronne même début mars après une visite à l’hôpital : "J’ai serré les mains de tout le monde." Critiqué de toutes parts pour sa gestion de l’épidémie, son pays devient l’un des plus touchés par la pandémie en termes de mortalité. Le Brexit patine Le 17 mars, Boris Johnson avoir lui aussi été contaminé par le virus. Il reste trois jours en soins intensifs et frôle la mort. En juin, il annonce le déconfinement de son pays et pense pouvoir se consacrer au Brexit, mais les négociations patinent. Les entreprises font des stocks et la pagaille s’installe, dans les ports comme sur les routes du Royaume-Uni. Le 8 décembre, son pays devient le premier au monde à utiliser le vaccin anti-Covid. Mais à la suite de la mutation du virus, il est contraint d’annoncer un nouveau confinement, le troisième depuis le début de l’année.