Cinéma "Royal" de Montpellier : la justice ordonne l'expulsion du squat culturel

Culturebox (avec AFP)
La cour d'appel de Montpellier a ordonné aujourd'hui dans un arrêt l'expulsion d'un collectif de jeunes précaires squattant depuis juin dernier un cinéma abandonné au coeur de Montpellier, le "Royal".

Dans son arrêt, rendu à la veille de la fin de la trêve hivernale, la cour d'appel "ordonne l'expulsion des biens et de corps... de tous les occupants" de l'immeuble "dans un délai de 48H00 à compter de la signification du présent arrêt, avec si besoin est, l'assistance d'un serrurier et de la force publique".

Une "atteinte au droit de propriété"

La cour a estimé que "l'occupation sans droit ni titre des locaux en cause caractérise un trouble manifestement illicite", mettant en avant "l'atteinte au droit de propriété" et également les "conditions dans lesquelles s'effectue l'occupation".

 
"Ce local est exploité dans le cadre de diverses manifestations recevant du public nombreux, à l'occasion d'événements culturels et/ou festifs sans que soit justifiée la mise en place de mesures destinées à limiter les risques d'incendie et favoriser l'évacuation des personnes...", ajoute-t-elle. La cour n'a pas reconnu aux squatteurs "un état de nécessité justifiant l'occupation de l'immeuble".  

Une assemblée générale prévue en réaction

"La menace est bien là !", commentent les squatteurs du Royal occupé sur leur page Facebook à propos de l'expulsion, en appelant à la "résistance". Une assemblée générale est convoquée vendredi à 16H00. 

Me Philippe Maria, avocat des propriétaires, a assuré que ses clientes étaient "très satisfaites" de la décision rendue jeudi et estimé que "l'exploitation commerciale frauduleuse" avait été reconnue. 

"Vous avez à arbitrer entre deux droits fondamentaux" --propriété et logement--, avait souligné Me Florence Rosé, avocate des squatteurs lors de l'audience le 28 février.

Un ancien cinéma reconverti en "lieu politique et culturel"

De jeunes étudiants, travailleurs pauvres et précaires, certains appartenant aux milieux anarchistes, ont transformé le cinéma inexploité depuis deux ans en "lieu politique et culturel". Ils avaient exprimé devant la presse fin février leur volonté de "continuer à faire vivre" le (...)

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