Royal, Hollande, Cazeneuve : le mythe de l'éternel retour

Le marigot s’agite et s’interroge sur l’arrivée d’un ou d’une possible présidentiable à l’immédiate gauche d’Emmanuel Macron.

"Alors vous y étiez ? Vous avez suivi Cazeneuve ? Il était comment ?" Quand un membre du gouvernement issu des rangs du PS pose cette question à la rentrée 2019 après le déplacement de l’ancien premier ministre à la fête de la Rose à Maraussan, dans l’Hérault, on mesure à quel point la majorité reste travaillée par ce doute permanent. Bien sur, elle ne quitte pas des yeux la droite de la scène politique. Mais, en même temps, elle s’interroge : subsiste-t-il encore un point de passage, une voie qui permettrait une macronade à l’envers, un dépassement de l’actuel président de la République par sa gauche ? Après avoir occupé les esprits pendant quelques mois, sorti un livre en octobre dernier, Bernard Cazeneuve s’est éclipsé, totalement absent de la séquence réforme des retraites.

Qu’à cela ne tienne, voici venu le moment Ségolène Royal. Cette semaine, drapée dans son tout nouveau costume de Sainte-Blandine, martyre de la macronie, la désormais ex-ambassadrice des pôles a formulé son offre de service pour 2022. "Si c’est moi la mieux placée, je serai prête", a-t-elle lancé jeudi soir sur le plateau de BFMTV, avant de lister ses priorités programmatiques : "Le modèle français, la question démocratique et la question écologique."

"Ah non Ségolène, j’ai déjà donné merci !"

Des déclarations qui ont été accueillies diversement. Quelques réactions épidermiques côté PS, du genre : "

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