Le rover Perseverance commence l'exploration d'une ancienne rivière de Mars

La Nasa a annoncé que le rover Perseverance, qui arpente la planète Rouge depuis février 2021, commence l'étude d'un ancien delta de Mars, où l'eau aurait coulé en abondance il y a près de 4 milliards d'années.

La vie a-t-elle existé sur Mars ? Le Rover Perseverance s’attaque enfin à cette fascinante question en entamant l’étude du delta d’une ancienne rivière du cratère Jezero, où le rover s’est posé en . Le 28 mai 2022, il a ainsi abrasé un disque de 5 cm de diamètre dans l'une des couches rocheuses les plus basses du delta, donc les plus anciennes, susceptibles d’avoir abrité de la vie.

Un endroit idéal pour la vie

Le cratère Jezero est considéré comme pour abriter les reliques d’une vie passée. L’eau y aurait coulé par intermittence pendant près de 400.000 ans, il y a entre 3,5 et 3,9 milliards d’années. En novembre 2019, des observations effectuées depuis la sonde Mars Reconnaissance Orbiter ont de plus indiqué que le cratère Jezero renfermerait des dépôts de silice hydratée, un minéral connu pour préserver – sur Terre – des minuscules coquillages et micro-organismes propres au milieu aquatique.

"Observer le buffet avant de remplir l'assiette"

Le rover a atterri à quelques kilomètres du delta. Il a donc fallu qu’il le rejoigne, ce qui explique qu’il ne commence cette mission que maintenant. Jusqu’à présent, il s’était consacré à . Il a donc désormais atteint le delta, qui s’élève à une quarantaine de mètres au-dessus du cratère.

Légende photo : disque de 5 cm creusé dans le sol martien par Perseverance.

Les pilotes du rover prévoient d’envoyer l’engin à l’avant du delta, puis de redescendre, analysant à chaque fois avec soin le sol afin de décider d’y pratiquer ou non un prélèvement. "C'est comme observer le buffet avant de remplir son assiette", explique de manière imagée Jennifer Trosper, chef de projet de la mission Perseverance sur le site de la revue . Un choix crucial car le rover ne dispose que de 43 tubes de collecte d’échantillons, dont une trentaine doivent revenir sur Terre au plus tôt en 2033 pour des analyses plus poussées…

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