Les routiers veulent bloquer la frontière franco-belge

Après les tracteurs à Paris et avant les manifestations contre la réforme des retraites, les routiers lancent à leur tour, jeudi, une opération de blocage. La délégation Hauts-de-France de l'Organisation des transporteurs routiers européens a décidé de cibler la frontière entre le Nord et la Belgique. Cet axe "stratégique" devrait connaître de fortes perturbations avec des barrages filtrants interdisant l'accès de la France à des poids-lourds étrangers. Les routiers s'inquiètent notamment d'un nouveau coup de pression fiscale sur le carburant, sujet qui avait déjà été l'un des éléments déclencheurs de la mobilisation des Gilets jaunes.

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Une hausse est effectivement inscrite dans le projet de loi de finances 2020, en cours de débat au Parlement. L'article 19 qui s'y rapporte a certes été supprimée par les sénateurs mais sera à nouveau évoquée en décembre à l'Assemblée puis en commission mixte paritaire.

La hausse de 2 euros de trop

"Un passage en force" selon les routiers qui pensaient avoir eu l'assurance d'un gel du prix du gazole. Selon leur syndicat, lors de l'abandon de l'écotaxe en 2013, une hausse de 4 euros par hectolitre sur la fiscalité du carburant avait été imposée aux transporteurs.

C'était alors pour solde de tout compte. Or le projet de loi de finances 2020 prévoit le principe d'une hausse de 2 euros par hectolitre, soit deux centimes par litre sur le gazole acheté sur le territ...


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