Route du rhum : « Une mer casse-bateaux », quand la météo est la plus forte

Les Ultims lors de leurs passages dans les écluses de Saint-Malo lors de la Route du rhum, vendredi 4 novembre.  - Credit:Marc OLLIVIER / MAXPPP / PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP
Les Ultims lors de leurs passages dans les écluses de Saint-Malo lors de la Route du rhum, vendredi 4 novembre. - Credit:Marc OLLIVIER / MAXPPP / PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Ce samedi matin, l'amphithéâtre du Casino de Saint-Malo est plein. Tous les skippeurs, les pros comme les amateurs, sont là pour écouter le point météo. Et pour une fois, Armel Le Cleac'h et François Gabart ne jouent pas la rivalité. Le départ de la course est reporté à mercredi et les deux favoris sont du même avis. Le Cleac'h : « C'est une sage décision, on est là pour faire une course, pas pour casser nos bateaux ou pour perdre un marin. » Gabart : « Je suis déjà dans ma course, ça ne changera pas ma concentration. La course sera d'autant plus belle que les conditions seront optimales. » Ils attendront mercredi, selon la météo, pour s'affronter en mer comme ils en rêvent depuis des mois. « Une fois lancée la course, ce [faux départ] ne sera qu'un mauvais souvenir », confie au Point Armel Le Cleac'h, dont le bateau est déjà au large au mouillage et « bien préparé pour affronter le grain ».

En annonçant qu'il reportait le départ de la course, Francis Le Goff, le vrai boss de la course, n'a aucun trémolo dans la voix. « C'est une question d'éducation. Nous, marins professionnels, nous ne pouvons pas donner le signal aux plaisanciers qu'on peut partir en mer par tout temps. C'est de l'éducation. Et c'est une question de respect vis-à-vis de la mer : on ne fait pas n'importe quoi quand on navigue. » Dans l'amphithéâtre, les skippeurs applaudissent. Et personne ne se risque à lancer le dicton cher aux marins : « Qui trop écoute la météo reste au bistrot. »

Expe [...] Lire la suite