Route du Rhum à la voile: l'écologie s’est invitée dans la course

© AFP / Sebastien Salom-Gomis

Le départ de la 12e édition de la Route du Rhum, la célèbre course à la voile entre Saint-Malo, en Bretagne, et Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, a été donné après avoir été reporté de quelques jours en raison des conditions météo. Mais depuis plusieurs semaines, sur les pontons, l’impact environnemental de l’événement interroge skippers et fans de voile.

Ils sont 138 marins -131 hommes et sept femmes- à s'élancer ce mercredi de Saint-Malo en direction de la Guadeloupe pour la 12e édition de la Route du Rhum, course en solitaire qui devrait voir les voiliers les plus rapides battre le record et traverser l'Atlantique en six jours seulement.

Cette douzième édition devrait battre tous les records en matière de fréquentation et d'exploitation commerciale malgré ce départ différé en raison des mauvaises conditions du week-end dernier.

Au milieu de tout ça, les skippers, pas épargnés non plus par les critiques, tentent difficilement de concilier enjeu sportif et conscience écologique, rapporte notre envoyé spécial, Thomas de Saint-Léger. Car sillonner mers et océans est un privilège, une responsabilité aussi. Pour témoigner de l’évolution de l'environnement, Fabrice Amedeo, a installé à bord de son bateau de course un espace laboratoire. « C’est un capteur de CO2, salinité et température. Je travaille avec plusieurs scientifiques, ça leur permet de mieux connaître les conséquences du réchauffement climatique sur l’océan, nous explique le marin citoyen. J’ai aussi un deuxième capteur pour les microplastiques. Et la grande nouveauté sur cette Route du Rhum, c’est un capteur d’ADN environnemental qui va permettre de mesurer la présence d’organismes vivants, et donc de mesurer la biodiversité. »

Remplacer le carbone par du lin


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