En visite en Asie, Nancy Pelosi au centre d'une crise diplomatique entre Washington et Pékin

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
© Saul Loeb, AFP
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

La présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi a entamé lundi sa tournée asiatique avec une première étape à Singapour, entretenant le flou autour d'une escale à Taïwan qui pourrait envenimer encore plus les relations déjà tendues entre Pékin et Washington. Selon la presse taïwanaise, Nancy Pelosi se rendra bien sur l’île mardi et elle y passera la nuit.

La cheffe des députés américains Nancy Pelosi "a le droit de visiter Taïwan", a indiqué lundi 1er août la Maison Blanche, qui prévient que Pékin, irrité, "semble se positionner" pour des manoeuvres militaires autour de l'île qu'elle revendique. Nancy Pelosi est seconde dans l'ordre protocolaire pour la succession du président américain après la vice-présidente.

Ambiguité stratégique

Les Etats-Unis pratiquent à l'égard de Taïwan une diplomatie dite d'"ambiguïté stratégique", consistant à ne reconnaître qu'un seul gouvernement chinois, celui de Pékin, tout en continuant à apporter un soutien décisif, notamment militaire, à Taipei.

"Rien n'a changé, rien n'a changé", a déclaré John Kirby. "Nous nous opposons à tout changement du statu quo de part et d'autre. (...) Nous avons déclaré que nous ne soutenons pas l'indépendance de Taïwan", a-t-il rappelé depuis la Maison Blanche.

Depuis des semaines, les tensions entre les États-Unis et la Chine se sont accrues à la suite d'informations selon lesquelles l'élue démocrate pourrait se rendre sur l'île autonome, que la Chine considère comme faisant partie de son territoire.

"Si la présidente de la Chambre des représentants [...] se rend à Taïwan, la Chine prendra assurément des contre-mesures fermes et énergiques afin de sauvegarder sa souveraineté et son intégrité territoriale", a de nouveau averti lundi un porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian.

L'armée chinoise "ne restera pas assise sans rien faire", a-t-il mis en garde.

>> À lire : À Taïwan, "plus la capacité militaire de la Chine augmente, plus le risque d'invasion grandit"

Tension militaire dans la région

À Singapour, première étape de la tournée, le Premier ministre Lee Hsien Loong a appelé Nancy Pelosi à œuvrer pour des relations "stables" avec Pékin. Une rencontre avec le président de la cité-État est aussi prévue.

La visite intervient alors que la tension militaire monte dans la région.

L'armée taïwanaise a effectué cette semaine ses plus importants exercices militaires annuels, qui comprenaient des simulations d'interception d'attaques chinoises depuis la mer.

Dans le même temps, le porte-avions américain USS Ronald Reagan et sa flottille ont quitté Singapour pour se diriger vers la mer de Chine méridionale dans le cadre d'une opération programmée, a indiqué l'US Navy.

Et samedi, en guise de réponse, la Chine a organisé un exercice militaire "à munitions réelles" dans le détroit de Taïwan.

Washington n'a pas de relations diplomatiques avec Taïpeï et reconnaît le régime communiste de Pékin comme le seul représentant de la Chine. Mais les États-Unis vendent des armes à l'île et louent son régime "démocratique".

Avec AFP

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles