Rousseau demande à Jadot de s'"ouvrir plus à la gauche" (et donc à Mélenchon)

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Sandrine Rousseau et Yannick Jadot, le 1er février 2022. (Photo: via Associated Press)
Sandrine Rousseau et Yannick Jadot, le 1er février 2022. (Photo: via Associated Press)

Sandrine Rousseau et Yannick Jadot, le 1er février 2022. (Photo: via Associated Press)

POLITIQUE - Éliminés dès le premier tour de la présidentielle, les partis de gauche se sont attelés dès l’entre-deux-tours à construire une union en vue des législatives de juin. Une nécessité pour Sandrine Rousseau pour qui il faut construire “un collectif avec une diversité” qui fera la “force” de la gauche.

C’est pourquoi la finaliste de la primaire écologiste appelle EELV à travailler à une “coalition” de gauche derrière l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon, troisième homme du premier tour de la présidentielle avec 21,95% des suffrages exprimés. “Ne ratons pas ce qu’on a loupé à la présidentielle. Construisons un collectif avec une diversité qui fera sa force, plaide-t-elle dans une interview publiée ce dimanche 24 avril dans Le Journal du dimanche. À cet égard, Jean-Luc Mélenchon a une responsabilité historique.”

Un “gâchis collectif”

Quant à Yannick Jadot, Sandrine Rousseau estime qu’“il faut qu’il fasse un petit chemin pour se repositionner sur quelque chose de plus ouvert à la gauche”, après une campagne où, selon elle, EELV n’a pas su satisfaire les envies de rassemblement de “l’électorat de gauche et écologiste”.

“Je ne comprends toujours pas pourquoi nous avons dépensé tant d’énergie à critiquer Christiane Taubira et Jean-Luc Mélenchon”, regrette l’ex-secrétaire nationale adjointe d’EELV dans l’entretien accordé au JDD. “Alors que Jean-Luc Mélenchon s’envolait dans les sondages et faisait naître un espoir à gauche, je n’ai pas compris qu’on passe notre temps à lui taper dessus”, déplore-t-elle, qualifiant les résultats du premier tour de “gâchis collectif”.

Ce sentiment de “gâchis”, elle l’a exprimé dès le soir du premier tour, par son visage agacé à l’écoute du discours de défaite de Yannick Jadot, qui a terminé 6e du scrutin, avec 4,7% des voix. “Je ne fais pas [...] le pari que La France insoumise fasse l’erreur de l’hégémonie comme par le passé”, avance également l’écologiste, évoquant “un enjeu historique”. “Toute erreur peut être fatale à une dynamique de gauche”, avertit-elle. Contrairement à 2017, où LFI -arrivée 4e au premier tour de l’élection présidentielle- avait fait cavalier seul pour les législatives, le parti de Jean-Luc Mélenchon a cette fois ouvert des discussions avec les autres partis de gauche.

Dès le 15 avril, les Insoumis ont proposé aux écologistes et aux communistes une coalition pour les législatives. “Nous voulons stabiliser et enraciner davantage encore le pôle populaire pour le rendre disponible et majoritaire autant que possible”, écrivaient-ils dans une missive envoyée au PCF et à EELV, se disant “prêts à partager cet effort avec vous, sans volonté hégémonique, ni exigence de ralliement”.

Discussions à gauche

Jeudi, Manuel Bompard, directeur de campagne du chef des Insoumis, a déclaré qu’“il y a un accord pour se placer dans une perspective majoritaire” au parlement afin d’imposer une cohabitation et “envoyer Jean-Luc Mélenchon à Matignon”. On travaille sur la même date butoir, la fin de semaine prochaine”, a-t-il avancé, confiant. Julien bayou, le secrétaire national d’EELV a expliqué à l’AFP avoir la même date en tête, et être prêt à négocier tout le week-end.

Ces discussions se font toutefois sans les socialistes, balayés lors du premier tour. “Nous avons posé un acte politique important et démontré notre volonté de dialogue”, affirme pourtant Pierre Jouvet, porte-parole du PS chargé des négociations, après le vote mardi soir du Conseil national en faveur d’une alliance avec LFI.

Manuel Bompard a assuré, lui, “ne pas avoir vu à ce stade de positions claires de leur part” sur les points cruciaux du programme. Mais Pierre Jouvet a insisté sur le fait que le PS est prêt à engager une discussion sur le fond. Écologistes et communistes militent pour l’inclusion du PS. “Nous ne pouvons pas fermer la porte au PS, mais ils doivent clarifier leur positionnement”, observe Sandrine Rousseau dans le JDD.

À voir également sur Le HuffPost: Ces électeurs de Mélenchon digèrent mal la désunion de la gauche

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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