Roumanie : le gouvernement renversé par le Parlement

LExpress.fr
Accusé de clientélisme et de corruption, le gouvernement roumain de Viorica Dancila a été renversé jeudi par une motion de défiance de l'opposition.

Le gouvernement roumain, dirigé par la sociale-démocrate Viorica Dancila, a été renversé jeudi au parlement par une motion de défiance, ouvrant la voie à des négociations pour trouver une nouvelle majorité, à un mois de l'élection présidentielle. 

"La motion a été adoptée, le parlement retire sa confiance au gouvernement", a annoncé le président de la chambre des députés Marcel Ciolacu à l'issue du vote, alors que 238 élus sur un total de 465 se sont prononcés pour le départ de Viorica Dancila, en difficulté depuis plusieurs semaines. 

"Incompétence", "clientélisme", "corruption": l'opposition reprochait à l'exécutif d'avoir "raté toutes les opportunités" offertes par la forte croissance économique enregistrée en Roumanie ces dernières années et d'avoir fait du pays "l'Etat le plus vulnérable au sein de l'UE".  

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Le parti social-démocrate (PSD) était revenu au pouvoir en fanfare fin 2016. Mais une refonte controversée du système judiciaire, vivement décriée par Bruxelles et destinée selon ses détracteurs à blanchir des hommes politiques accusés de corruption, a rapidement fait chuter leur cote de popularité.  

Vers une nouvelle majorité ?

Il revient désormais au président de centre droit Klaus Iohannis de consulter les différents partis politiques avant de désigner un nouveau Premier ministre, probablement issu des rangs de l'opposition de centre-droit. "Un nouveau gouvernement qui assurera une transition ordonnée vers les prochaines élections législatives sera formé autour de vous (les Libéraux)", avait-il lancé mercredi soir, devant plusieurs centaines de membres de cette formation dont il est issu. 

La tâche s'annonce toutefois ardue : les Libéraux devront composer avec d'autres formations dont les intérêts et les priorités divergent, comme le parti anti-système USR, mais aussi avec une formation de gauche issue d'une scission avec le PSD et les centriste de l'ALDE.  

En place depuis janvier 2018, l'exécutif d...Lire la suite sur L'Express.fr

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