Rouen : Lubrizol venait de bénéficier d’une réglementation moins contraignante

La rédaction d'Allodocteurs.fr

Deux mois seront nécessaires pour nettoyer le site de l’incendie qui a touché l’usine Lubrizol. L'opération consiste à évacuer les 160 fûts de produits dangereux endommagés.

Leur quantité venait d’être augmentée huit mois auparavant car l'exploitant avait obtenu l’autorisation d’en entreposer 4 000 tonnes supplémentaires. Et ce, sans nouvelle étude environnementale, ni nouvelle étude de danger malgré le classement « Seveso seuil haut » du site. L’entreprise a bénéficié de l’évolution de la réglementation de ces dernières années.

Une simple procédure auprès du préfet

Pour être autorisé à stocker plus de produits, l’exploitant a adressé une demande à la préfecture en janvier dernier. Il s'agit d'un formulaire administratif à compléter permettant au préfet d’évaluer, ou non, la nécessité d’une étude environnementale, qui comprend une étude de dangers.

Dans le cas présent, le préfet a estimé qu’elle n’était pas nécessaire parce que ce changement n’entraînait pas le franchissement d’un nouveau seuil par Lubrizol. Sachant que cela était techniquement impossible puisque l’usine est déjà un établissement Seveso classé seuil haut, soit le niveau maximum de ce classement.

Auparavant, l’accord d’une instance indépendante était nécessaire

Il y a encore 1 an, cette décision n’aurait pas seulement été l’affaire du préfet. Il y aurait eu un autre acteur (...)

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