A Rome, plusieurs milliers de manifestants défilaient pour «un réveil de l'Europe»

Libération.fr
Des manifestant.e.s pro UE près du Colisée, le 25 mars à Rome, à l'occasion des 60 ans du Traité de Rome.

A l'occasion des 60 ans du Traité de Rome, des manifestations se sont tenues samedi dans toute l'Europe. En Italie, plus de 5.000 personnes ont défilé aux couleurs du drapeau de l'UE dans la capitale. Les souverainistes, eux, ont rassemblé moins de 2.000 personnes.

Pour une fois, les pro-européens ont assez nettement battu leurs détracteurs. Sur le pavé de Rome, en marge des cérémonies officielles qui se tenaient au Capitole à l’occasion du 60ème anniversaire du Traité fondateur de l’Union, plus de 5.000 personnes ont défilé aux couleurs du drapeau bleu étoilé de l’Europe partant – symbolique involontaire – de la Bocca della Verità (Bouche de la vérité) pour rejoindre le Colisée, où elles ont été rejointes par un cortège organisé par les syndicats. Les autres manifestations des centres sociaux et de la droite nationale n’ont réuni que quelques centaines de personnes. Moins de 2.000 pour celle (très encadrée par la police) des souverainistes, principalement des nationalistes italiens patibulaires et pro-russes soutenant «la juste lutte du Donbass».

Le Brexit et l'élection de Trump, des électrochocs

«Vaffanculo Poutine» entendait-on au contraire chez les pro-européens, parmi d’autres slogans en faveur d’une Europe fédérale et pour un «réveil de l’Europe».«Il y a dix ans, pour le cinquantième anniversaire, il n’y avait pas grand monde», se rappelle Roberto Castaldi, professeur à l’université de Pise et l’un des promoteurs de l’appel à cette marche «mais après le Brexit, beaucoup de citoyens ont compris que l’Union européenne n’était pas irréversible et que les nationalismes émergents mettaient à risque nos démocraties». Dans le cortège coloré et intergénérationnel, Daniela, trentenaire et depuis deux ans membre du mouvement fédéral européen reconnaît que «l’idée des Etats-Unis d’Europe passe encore difficilement chez les plus jeunes». Mais la victoire de Trump aux Etats-Unis ou encore la poussée de Marine Le Pen en France ont provoqué un électrochoc. (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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