Le romance business de Tosca Musk, Yubo et Uvalde, le sexisme dans les arbres et l’intox des plastiques

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Elle ne veut pas racheter Twitter, confirme le New York Times. Elle ne fabrique ni fusées ni voitures électriques. Elle vend seulement de la guimauve. Tosca Musk, la sœur cadette d’Elon Musk, patron de SpaceX et Tesla, cultive depuis 2017 son joli petit business de cœurs transis et de passions torrides. Son site de streaming, Passionflix, disponible dans 150 pays et doublé en neuf langues, propose des adaptations cinématographiques des classiques du roman à l’eau de rose. Pour 6 dollars par mois, les abonnés peuvent s’abreuver d’intrigues sirupeuses, de regards de braise et de happy ends ébouriffants, joués parfois avec une “majestueuse ringardise” par des stars du mélo. Cette tempête sentimentale est savamment déclinée en cinq catégories d’un “baromètre du coquin” qui enfreint rarement les conventions de l’érotisme soft.

Tosca, ainsi prénommée en hommage à l’opéra de Puccini, était réalisatrice de films avant d’entrevoir une reconversion ludique dans le fabuleux marché du roman à l’eau de rose, dont les ventes annuelles en librairie frisent les 48 millions d’exemplaires. Phare, dit-elle, d’un mouvement de fanatiques “voracement impliquées”, Passionflix organise tous les ans une mégaconvention d’abonnés nommée PassionCon.

Mais la start-up a toujours besoin d’un peu d’aide pour trouver sa place sur un marché de 300 sites de streaming. Maye Musk, la maman, ancienne mannequin et matriarche du clan, a géré pendant un temps le compte Instagram de Passionflix. Et Elon, en généreux frérot, a contribué financièrement au lancement du site, qui est soutenu aussi par plusieurs grands noms de la Silicon Valley.

Massacre annoncé

Salvador Ramos, le jeune tueur d’Uvalde, ne fréquentait pas tant Facebook et Instagram, raconte Casey Newton dans sa revue Platformer. Il préférait Yubo, un réseau social de vidéos créé par la start-up française Twelve App, sur lequel il aurait à plusieurs reprises proféré des menaces de viol et de massacre. Trois jeunes utilisateurs avaient signalé ces propos inquiétants aux modérateurs du site, sans recevoir de réponse. En attendant d’en savoir plus, Platformer se garde d’accabler Yubo, qui compte 18 millions d’abonnés aux États-Unis, multiplie les mesures de protection des mineurs et recourt à des outils sophistiqués comme l’intelligence artificielle pour dépister les contenus dangereux ou illégaux dans les échanges en vidéo.

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