Le "Rolexgate", un scandale qui révèle les "problèmes structurels" du Pérou

Plusieurs ministres péruviens ont annoncé lundi leur démission, en pleine enquête contre la présidente Dina Boluarte, visée pour "enrichissement illicite" présumé et non-déclaration de montres Rolex qu’elle aurait indûment reçues. Une affaire de plus qui met en lumière la corruption endémique au sommet de l’État et la fragilité des gouvernements successifs.

Montres de luxe, perquisitions et demande de destitution. Le Pérou est une fois de plus secoué par un scandale politique remettant en cause la stabilité du gouvernement dirigé par Dina Boluarte. La présidente péruvienne a dû remplacer six ministres – sur les 18 composant l'équipe gouvernementale – ayant annoncé soudainement leur démission lundi 1er avril après l’ouverture d’une enquête impliquant la cheffe de l’État. Leurs remplaçants ont prêté serment en pleine nuit.

Le parquet général du Pérou accuse la présidente d’enrichissement illicite présumé lié à des montres de luxe qu’elle est soupçonnée de ne pas avoir déclaré dans son patrimoine. Le scandale, surnommé "Rolexgate" dans la presse, a éclaté mi-mars, après les révélations du média La Encerrona sur le port de montres de la marque Rolex et leur mystérieuse origine, lorsque Dina Boluarte était au gouvernement en 2021 et 2022.


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