Roland Garros 2022: Après le Nadal-Djokovic en nocturne, les explications de Mauresmo

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Directrice de Roland-Garros, Amélie Mauresmo a répondu aux critiques liées à la programmation en nocturne du match tant attendu entre Rafael Nadal et Novak Djokovic (photo prise le 18 mai à l'occasion d'un entraînement sur le court Philippe Chatrier). (Photo: Tim Clayton / Corbis / Getty Images)
Directrice de Roland-Garros, Amélie Mauresmo a répondu aux critiques liées à la programmation en nocturne du match tant attendu entre Rafael Nadal et Novak Djokovic (photo prise le 18 mai à l'occasion d'un entraînement sur le court Philippe Chatrier). (Photo: Tim Clayton / Corbis / Getty Images)

Directrice de Roland-Garros, Amélie Mauresmo a répondu aux critiques liées à la programmation en nocturne du match tant attendu entre Rafael Nadal et Novak Djokovic (photo prise le 18 mai à l'occasion d'un entraînement sur le court Philippe Chatrier). (Photo: Tim Clayton / Corbis / Getty Images)

TÉLÉVISION - Depuis qu’elle est directrice de Roland-Garros, c’est la première polémique d’ampleur qu’elle ait eue à gérer. Ce mercredi 1er juin, au lendemain d’un matchentre Rafael Nadal et Novak Djokovic aussi époustouflant sportivement que commenté médiatiquement, Amélie Mauresmo est revenue en longueur sur les différentes polémiques et les questionnements qui ont accompagné la rencontre.

Au cours d’un point presse (reporté deux jours plus tôt alors que le sujet était sur toutes les lèvres), l’ancienne numéro une mondiale a tout d’abord abordé la question de l’horaire. Disputé en night session, avec des premières balles frappées après 21 heures, cet aspect du match a été vivement critiqué par les deux protagonistes, qui ont déploré d’avoir eu à terminer leur duel épique à plus d’une heure du matin.

“L’horaire des matches du soir peut poser question de ce point de vue-là (celui du confort des joueurs, ndlr). Ce sont des questions que je me pose aussi. Le bilan, on le fera à la fin”, a jugé en conférence de presse celle qui dirige le Grand Chelem français depuis le mois de décembre. Une réponse aux critiques univoques des deux joueurs, qui ont expliqué qu’en faisant démarrer les rencontres aussi tard, il était logique qu’elles se terminent à des horaires indus.

Une disparité hommes-femmes assumée

Bien consciente de l’enjeu économique sous-jacent à ces matches en nocturne (Amazon dépense 15 millions d’euros par an pour en diffuser dix, du premier jour au deuxième mercredi de la quinzaine), Amélie Mauresmo a d’ailleurs défendu cette organisation des journées.

Reconnaissant que “certains joueurs détestent, d’autres le ressentent comme un privilège”, elle a notamment assuré que cela offrait un confort aux spectateurs, qui peuvent acheter une place pour ces sessions nocturnes et avoir l’assurance d’assister à une belle affiche. “Les sessions de soirée, quand vous êtes dans le stade, l’intérêt est évident. C’était plein tous les soirs”, a-t-elle déclaré, toujours au cours de son point presse de ce mercredi, admettant simplement qu’il restait à trouver une solution pour que les spectateurs puissent rentrer chez eux en transports (à 1h30 du matin, il n’y avait plus de métro ce mardi).

“Il y a plus d’attrait pour les matchs masculins”

Dernier aspect évoqué par la directrice du tournoi, celui de la parité. Car sur les dix sessions en nocturne (celle de ce mercredi prévoit un quart de final masculin entre Casper Ruud et Holger Rune), une seule aura proposé une rencontre féminine, avec la victoire d’Alizé Cornet sur Jelena Ostapenko jeudi 26 mai. ”À notre ère, et en tant que femme, aussi en tant qu’ancienne joueuse, je ne me sens pas mal ou je ne trouve pas ça injuste de dire qu’actuellement il y a plus d’attrait pour les matchs masculins”, a-t-elle déclaré.

Et d’ajouter qu’il avait été “difficile” d’identifier des rencontres féminines méritant ce créneau privilégié. “Mon objectif, c’était d’essayer de voir, et depuis les premiers tours, lorsque le tableau est tombé, quels seraient les matchs du tableau féminin qui pourraient être présentés en session de nuit”, a-t-elle pourtant assuré, évoquant un “choix difficile” de n’avoir programmé qu’un seul simple dames. À l’inverse, à l’US Open, ce sont une rencontre féminine et une autre masculine qui sont au programme chaque soir.

Quoi qu’il en soit, Amélie Mauresmo a refermé ce dossier en clamant qu’elle ne regrettait aucunement les décisions prises en matière de programmation. “Ce n’est pas un regret au vu des confrontations que l’on avait et de ce que l’on voulait présenter aussi à des spectateurs qui viennent avec un match unique”, a-t-elle affirmé. Il faudra maintenant attendre 2023, et peut-être l’affirmation de joueuses au plus haut niveau (la quasi-totalité des têtes de série ont été éliminées rapidement cette année), pour voir ces disparités s’atténuer.

À voir également sur le HuffPost: À 97 ans, il joue enfin au tennis face à son idole Rafael Nadal

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

LIRE AUSSI:

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles