Robotisation, numérisation des données, manipulation génétique… Faut-il miser sur l’agriculture 4.0 ?

© Gutner/Sipa

Des imposants tracteurs connectés aux capteurs électroniques presque invisibles, le numérique s’invite de plus en plus dans les fermes, sous diverses formes. Il offre différents services pour améliorer l’efficacité de l’utilisation des ressources et renforcer la résilience des exploitations (santé animale et du sol, protection de la biodiversité, collecte d’informations). Son usage peut aussi contribuer à la création de connaissances et à la gouvernance collective de ces ressources.

Une partie des agriculteurs voient toutefois d’un mauvais œil cette incursion croissante du numérique dans leurs champs. Le 9 février 2022, après la parution du volet agricole du plan de relance du gouvernement, la Direction départementale des territoires de la Drôme a été occupée par des collectifs d’agriculteurs contestant les 3 axes énoncés dans le plan par l’ancien ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, pour l’avenir de l’agriculture : le numérique, la robotique et la génétique.

Car, si elle est souvent présentée comme une solution face aux enjeux environnementaux – par exemple pour réduire l’usage des intrants – « l’agriculture 4.0 » pourrait aussi rendre le secteur tout autant voire plus polluant qu’auparavant.

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Aux pollutions « classiques » engendrées par l’agriculture industrielle viendrait s’ajouter la contamination du numérique. Autrement dit, si celui-ci peut contribuer à réduire certaines polluti...


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