Ce robot-ressort pourrait aider à explorer la Lune

Constitué d’une membrane souple circulaire de 30 cm de diamètre, l’engin se propulse tout seul à plus de trente mètres de haut. Il serait particulièrement adapté à l’exploration d’un milieu à faible gravité.

Le dispositif ressemble vaguement à une paire de roues de vélo entrecroisées. Il s’agit en fait d’un robot souple développé par un laboratoire du département de génie mécanique à l’Université de Californie à Santa Barbara (Etats-Unis).

Une tension qui se relâche d'un coup

Cette petite structure fait l’objet d’un article de recherche publié en ligne sur le site de le 27 avril 2022. Elle pèse juste 30 grammes. Ses deux membranes souples de 30 cm de diamètre en fibres de carbone, avec des bandes de caoutchouc pour rigidifier l'ensemble, fonctionnent comme des ressorts. Un filin relie ces deux anneaux. Un moteur alimenté par une batterie lithium polymère et placé au-dessus, dans un petit habitacle en forme de fusée, actionne un système de ressort et de poulie qui tire sur le filin. L’opération déclenche la contraction des deux membranes jusqu’à ce que la tension, une fois arrivée à son point maximal, se relâche d’un coup, libère l’énergie ainsi emmagasinée et propulse le robot à plus de 30 mètres de haut.

Un robot qui reprend sa forme en deux minutes

Ce n’est pas tout. Comme le montre la vidéo de démonstration ci-dessus, à l'atterrissage, le robot reste étalé par terre comme il est retombé, le temps de reprendre sa forme initiale. Or, le fait que les membranes reviennent à leur forme circulaire permet à toute la structure de retrouver sa position pour un nouveau saut. Le moteur tire à nouveau sur le filin et le processus recommence, jusqu’à épuisement de la batterie. Une dizaine de sauts sont possibles avant qu'il ne faille recharger celle-ci. Le retour du robot à sa forme d’origine prend 2 minutes mais les chercheurs estiment qu’un moteur plus puissant permettrait de diviser ce délai par deux.

Pour l’heure, le projet est tout entier consacré à ce procédé de locomotion. Et la machine résiste physiquement à son atterrissage brutal sur un sol de terre, de bitume ou de ciment. L’idée, à terme, est de pouvoir l’équiper de capteur, notamment d'une caméra, pour enregistrer [...]

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