Roberto Rossellini : les quatre vies du pape du néoréalisme italien

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Anna Magnani dans « Rome ville ouverte ».
Anna Magnani dans « Rome ville ouverte ».

Du 25 juin au 4 juillet, le 49e Festival international du film de La Rochelle propose, une nouvelle fois, une très bonne programmation avec, notamment, cette année, des rétrospectives consacrées à René Clément et Maurice Pialat, des hommages à Sigourney Weaver, Michael Cimino et Xavier Beauvois. Même si l'un des grands événements de cette manifestation sera incontestablement la rétrospective en neuf films dédiée au cinéaste italien Roberto Rossellini, Une vie de cinéma(s). Ses longs-métrages seront présentés dans des versions restaurées avec de nouveaux transferts en 2K ou 4K (à l'inverse des copies abîmées vues il y a quinze ans lors de sa rétro à la Cinémathèque française). Mais ces neuf films sortiront aussi dans de nombreuses salles françaises à partir du 30 juin, si vous n'avez pas eu la chance d'assister aux projections sur le vieux port de cette splendide ville de Charente-Maritime. Avant de découvrir ou de redécouvrir la richesse de l'?uvre rossellinienne au cinéma, il est important de connaître la vie et le parcours de ce réalisateur dont la carrière passe par plusieurs phases et se divise en quatre parties bien distinctes. Quatre périodes où le maestro n'a cessé de se remettre en question et de se renouveler.

1) Des débuts sous le signe du fascisme

Né le 8 mai 1906 à Rome dans une riche famille, Roberto Rossellini passe son enfance dans une grande demeure bourgeoise de la via Ludovisi. Les amis de ses parents sont des musiciens, des écrivains et d [...] Lire la suite

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