Robert Hossein, mort à 93 ans, était aussi un découvreur de talents

Youen Tanguy
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Photo prise en mai 1981 lors du festival international du film de Cannes des comédiens Jacques Villeret et Robert Hossein. (Photo: AFP)
Photo prise en mai 1981 lors du festival international du film de Cannes des comédiens Jacques Villeret et Robert Hossein. (Photo: AFP)

MORT DE ROBERT HOSSEIN - Il était un monument du théâtre français. Le comédien et metteur en scène Robert Hossein est décédé ce jeudi 31 décembre “après un problème respiratoire”, a indiqué son épouse à l’AFP. Il était âgé de 93 ans. Connu pour son rôle du comte de Peyrac dans la série des “Angélique” ainsi que ses méga-productions sur scène, il était aussi un découvreur de talents hors-pair.

Comme le note Le Point dans sa nécrologie, il quitte Paris au début des années 1970 avec “quelques livres et sa brosse à dents” pour monter sa compagnie, le Théâtre populaire de Reims (TPR), et crée son école d’art dramatique. Son slogan: “Du théâtre comme vous n’en avez jamais vu au cinéma”. Une vision qui lui fait mêler lumières, musiques, textes classiques et grands sentiments.

À l’époque, Robert Hossein a déjà joué dans près de 70 films et en a réalisé une dizaine. Pourtant, ses amis ne croient pas en son projet, comme le rappelle Le Monde. “À la semaine prochaine”, lui auraient-ils lancé au moment de son départ.

Pourtant, ça marche. Robert Hossein réussit à convaincre Jacques Weber de participer à la première pièce du TPR en décembre 1971, “Crimes et Châtiment”. Selon nos confrères du Monde, la pièce attire “des cars entiers de gens peu ou jamais venus au théâtre”. Et les succès suivront. Les stars aussi.

“Il m’a proposé de venir jouer à Reims tout en continuant à aller au lycée le matin&...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.