Robert Badinter "votera pour Emmanuel Macron sans hésiter une seconde"

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Robert Badinter lors d'une interview sur BFMTV le 19 avril 2022 - BFMTV
Robert Badinter lors d'une interview sur BFMTV le 19 avril 2022 - BFMTV

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C'est la parole d'un sage. Ce mercredi matin sur BFMTV, l'ancien garde des Sceaux sous les gouvernements Mauroy (1981-1984) et Fabius (1984-1986), et ancien président du Conseil Constitutionnel (1986-1995) Robert Badinter était interrogé par Bruce Toussaint à quelques heures du débat de l'entre-deux-tours.

A propos de ce dernier, celui qui est à l'origine de l'abolition de la peine de mort, a expliqué "Ce n'est pas un spectacle, c'est un moment de démocratie", pour justifier les règles qui régissent cette joute oratoire, parmi lesquelles le décor ou encore les plans de coupe.

La mort du Parti socialiste

Sur le choix à faire ce dimanche, Robert Badinter appelle sans ambiguïté à voter pour le président sortant.

"Je voterai Emmanuel Macron sans hésiter une seconde", louant les capacités intellectuelles du président et sa capacité à se projeter dans l'avenir malgré quelques erreurs pendant son quinquennat.

Ainsi Robert Badinter aurait aimé que Jean-Luc Mélenchon en fasse de même. En effet, après sa défaite, le candidat La France Insoumise, qui était l'invité exceptionnel de BFMTV mardi, à répété à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas voter pour Marine Le Pen sans pour autant se positionner clairement en faveur du candidat de La République en Marche.

"Plutôt que de répéter plusieurs fois la même chose, j'aurais préféré qu'il dise plus clairement que pour battre Le Pen il faut voter pour Emmanuel Macron"

Mais là où Robert Badinter aura été le plus cinglant, c'est lorsque le socialiste de la première heure a dressé un constat amer sur la défaite du Parti Socialiste (PS) lors de cette élection présidentielle.

"J’étais à Epinay, j’ai vu naître le PS, mais hélas je l’aurai vu mourir aussi", en référence à l'unification de la gauche en 1971 avec à sa tête François Mitterand.

"Il y aura un procès"

Sur la guerre en Ukraine, Robert Badinter s'est montré optimiste quant à la tenue d'un procès sur ce qu'il se passe en Ukraine. "On ne juge pas les dictateurs avant leur chute", a-t-il dit, avant de qualifier sans ménagement les atrocités de Boutcha de crime de guerre.

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A 94 ans, il ne pensait pas revivre un jour une guerre en Europe alors que toute son adolescence a été marquée par l'arrivée des Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale.

"Nous avons connu la guerre sous une forme froide pendant très longtemps (...) Je ne pensais pas qu'on verrait en Europe une nation puissante en agresser une autre", a-t-il déploré.

L'ancien sage a fini par rappeler que dans ce dossier, il fallait "préférer la justice à la vengeance", regrettant les engagements de Vladimir Poutine.

Article original publié sur BFMTV.com

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