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Robert Badinter, une vie marquée par la lutte contre l'antisémitisme

Marqué par la déportation d’une partie de sa famille, juive, pendant la Seconde Guerre mondiale, Robert Badinter a conjugué toute sa vie un haut sens de la justice avec la lutte contre les discriminations, dont l’antisémitisme. L’ancien garde des Sceaux s’est éteint ce vendredi, à l’âge de 95 ans. Un hommage national lui sera rendu mercredi 14 février.

Comme un symbole, Robert Badinter s’est éteint ce 9 février, à l’âge de 95 ans. 81 ans, jour pour jour, après la rafle de son père à Lyon. "C’est comme si, au fond, il exprimait sa fidélité à la mémoire de son père, disparu lorsqu’il avait 14 ans", déclare Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), qui l’avait rencontré il y a encore quelques mois.

Issu d’une famille juive d’Europe centrale, Robert Badinter n’a que 14 ans, le 9 février 1943, lorsque son père, Simon, est raflé avec 85 autres juifs, rue Sainte-Catherine, à Lyon. "Ce jour-là, le rapport de Robert Badinter au monde a changé, explique Yonathan Arfi. Il a mis la lutte contre l’antisémitisme au cœur de ses priorités, et son engagement inlassable envers la justice est évidemment en lien avec cet engagement pour la mémoire des siens." Sur les 86 Juifs déportés ce jour-là dans les camps d’Auschwitz-Birkenau, Sobibor (pour son père) et Bergen-Belsen, seuls trois reviendront vivants en 1945.


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