Rixes mortelles entre jeunes : "Les réseaux sociaux ne sont que des amplificateurs"

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Affrontement potentiellement prévu en ligne, provocations entretenues via leurs services, soupçons de cyberharcèlement... Les réseaux sociaux ont été cités à plusieurs reprises dans le cadre de trois faits divers dramatiques ces derniers jours en France. Le 22 février, Lilibelle, une adolescente de 14 ans, a perdu la vie, poignardée au cours d'une rixe à Saint-Chéron dans l'Essonne. Le lendemain, Toumani, 14 ans également, était lui aussi tué d'un coup de couteau à Boussy-Saint-Antoine, dans le même département. Puis le 8 mars, Alisha était retrouvée morte noyée dans la Seine à Argenteuil à la suite d'un différend avec deux camarades de son établissement scolaire.

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"Ce qui prend de l’ampleur, c’est la possibilité de diffuser les images"

Pour Patrice Huerre, psychiatre pour adolescents et président de l’Institut du virtuel Seine Ouest, qui étudie le rapport de l'humain au virtuel, il ne faut pas accuser les réseaux sociaux d'être à l'origine de ces drames. "Les réseaux sociaux ne sont que des amplificateurs", explique-t-il samedi sur Europe 1. "Il faut faire très attention à ne pas confondre les objets, c'est-à-dire les supports, et ce à quoi on assiste."

Pour lui, "comme tout outil", les réseaux sociaux "peuvent être extraordinairement utiles et extrêmement dangereux" en même temps. Et "ce qui prend de l’ampleur" concernant ces faits divers selon Patrice Huerre, "c’est la possibilité de diffuse...


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